Grossesses non désirées, conséquences de violences conjugales ?

Sandrine Tinland le 24 août 2017

Les adolescentes et jeunes femmes adultes sont plus à risque de violences conjugales qui peuvent s’exprimer au niveau du contrôle (ou non) des naissances (« birth control sabotage »).

Une étude dans des plannings familiaux américains sur 1 278 femmes de 16 à 29 ans a montré que 41% d’entre elles étaient enceintes de manière non désirée par elles, et essentiellement dans des situations de violences conjugales. Dans un bon nombre de cas, cela était en lien avec des pressions psychologiques, une contrainte de leur partenaire, comme par exemple l’interdiction d’utiliser une contraception, la rupture volontaire de condoms, la menace de la quitter ou la tromper, voire des menaces de coups si elles ne devenaient pas enceintes.

Il est donc conseillé lors de toute prescription de contraception de demander si le partenaire est d’accord avec cela, et de dépister d’éventuelles violences conjugales psychologiques, physiques et sexuelles.

Les gynécologues-obstétriciens sont encouragés à détecter ces coercitions, lors des contrôles annuels, de la 1ère consultation, lors de la 1ère visite prénatale et postnatale. La prescription de contraception de longue durée est à privilégier.

Références:
Pregnancy coercion, intimate partner violence and unintended pregnancy. Miller E. and coll., Contraception 2010, 81(4), 316-322
American College of Obstetricians and Gynecologists, February 2013 : Recommandations on reproductive and sexual coercion
  AuteurEmmanuel Escard – Médecin adjoint responsable

Publié par Sandrine Tinland

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